Déclaration pour dénoncer les répercussions de cette crise sur les femmes

Le 8 mars dernier,les militant.es du PCF Val-de-Marne se joignaient aux milliers de femmes et d’hommes descendu.e.s dans les rues pour exiger l’égalité.

Depuis la pandémie du COVID-19 nous a contraint.e.s à nous confiner, accentuant les inégalités et mettant en lumière ce que nous, communistes, dénonçons depuis déjà bien trop longtemps, les femmes se retrouvent une nouvelle fois en première ligne dans « cette guerre » comme la qualifie Monsieur Macron.

Elles portent,seules, quasiment un quart des familles françaises,constituent 78% du personnel de la fonction publique hospitalière, 95% des personnes remplissant les missions sociales de la fonction publique territoriale, et dans nos magasins, 90% des personnels tenant des caisses sont des caissières.

Elles en sont à la fois les héroïnes invisibles et les premières victimes collatérales de ce combat,le nombre de violences conjugales déclarées étant en hausse de 30%. 27 féminicides ont été enregistrés depuis le début de l'année et dans les EHPAD, foyer majeur de contamination du virus, les 3/4 des pensionnair.es et 87% du personnel sont des femmes.

Nous notons avec satisfaction, les quelques mesures prises par le gouvernement pour lutter contre les violences subies par les femmes :
➡️ débloquage de 22 000 nuitées d'hôtel pour faciliter les mises à l'abri et l’éloignement
➡️ désignation des pharmacies comme lieu ressource pour contacter les forces de l'ordre en cas de violences intrafamiliales
➡️ débloquage d’1 million d'euros pour les associations de terrain

C’est en effet un premier pas, mais bien modeste au regard des besoins chiffrés à 1 milliard d’euros par toutes les associations féministes.

Un petit effort Madame Schiappa, il manque encore 999 millions !

Confinement ou non, les exigences émises par le PCF du Val-de-Marne,inscrit dans le mouvement féministe, demeurent :

➡️ la mise en oeuvre par l’Etat des moyens nécessaires pour assurer la prise en charge médicale de chacun.e.s et la protection sanitaire de chaque salarié.e permettant de traverser cette crise sanitaire,
➡️ le recours à l'ordonnance de protection dans le cas de violences intrafamiliales : seulement 10 000 ordonnances de protection ont été prises en 10 ans en France, 17 fois moins qu’en Espagne ou en Grande Bretagne.
➡️ la réquisition de chambres d'hôtel individuelles pour accueillir les femmes SDF
➡️ l’allongement de deux semaines du délai légal pour une IVG, soit 14 semaines, du fait de l’épidémie de COVID-19 et assouplir l’obligation du 2eme rdv IVG pour les femmes mineures.
➡️ la fourniture du matériel de protection nécessairepour que les structures gynécologiques puissent continuer à fonctionner en toute sécurité.
➡️ la suppression des verbalisations des femmes sorties acheter des tests de grossesses et des protections périodiques et la reconnaissance de ces produits comme étant de 1ere nécessité
➡️ la revalorisation des salaires pour les métiers nécessaires au maintien de notre société (majoritairement exercés par les femmes)
➡️ le versement d'une prime pour les familles monoparentales sachant qu'un tiers d'entres-elles vivent sous le seuil de pauvreté et qu'à 85% elles sont composées d'une mère et des ses enfants.

Le président de la République et le gouvernement ont beau dire que « rien ne sera plus comme avant » ils continuent à protéger « les premiers de cordée » refusant de rétablir l’impôt sur la fortune, de bloquer le versement des dividendes aux actionnaires et d’interdire les licenciements durant la crise comme l’ont fait d’autres pays.

Les belles paroles et la compassion ne suffiront pas !

Continuons à exiger l’égalité, le respect des droits, la protection des salarié.e.s et la justice sociale surtout quand la crise rend plus criantes les injustices et les inégalités.