Communiqué : non à la politique de la matraque, pour les migrants, c'est l'Humain d'abord !

Lundi soir, à Paris, Place de la République, une centaine de réfugié·es sans abri, accompagné·es de plusieurs associations et élu·es, ont été brutalisé·es et chassé·es par la police, leurs tentes démontées et confisquées.

Cette évacuation est indigne de notre République !

À tout point de vue, s’attaquer à une population qui ne demande rien d’autre que l’abri, que l’accueil, que l’asile pour la plupart, est inadmissible. Il est tout aussi inadmissible de s’en prendre à celles et ceux qui les soutiennent pour faire valoir leur droit, pour redonner son sens à notre devise républicaine de Liberté, Égalité et Fraternité. Ceci dans un pays qui ne manque pas de ressources pour le faire, au regard des centaines de millions d’euros mis à disposition du Patronat par l’État.

Le gouvernement porte l’entière responsabilité de cette situation. C’est lui qui a laissé plusieurs centaines d’exilé·es à la rue dans un dénuement extrême, alors que localement, des propositions avaient été faites pour les accueillir. L’État ne s’en est pas saisi... comme s’il fallait impérativement empêcher ces gens de dormir.

Alors que, plus que jamais, nous avons besoin de solidarité et d’ouverture, alors que les risques sanitaires sont tels qu’il est nécessaire de prendre soin les un·es des autres, le gouvernement fait le choix de s’enferrer un peu plus dans la répression et dans des logiques autoritaires et inhumaines. Il fait ainsi le lit des thèses les plus extrêmes à Droite.

Les ordres du Préfet Lallement, validés par le ministère de l’Intérieur, visant à « dégager » les migrant·es à coups de matraque sont une honte ! Nous demandons sa démission, lui qui est un multirécidiviste et avec lui, celle de M. Darmanin qui, loin de prôner l’apaisement, suscite la division au sein du peuple, semant le désordre !

La Fédération du PCF du Val-de-Marne condamne avec force les violences subies par les migrant·es, les militant·es associatifs et les journalistes, et demande à l’État de trouver dès aujourd’hui des solutions d’hébergement pour tous les migrant·es à la rue. Dans le Val-de-Marne, le Préfet a préféré réquisionner au lieu de débattre avec les Maires et le Département, de donner les moyens de répondre à ces questions dans une démarche de solidarité territoriale. Il impose les dépenses et ne construit pas des solutions durables.

Plus que jamais, refusons la politique de la matraque, imposons l’Humain d’abord !