Le 8 mars, exigeons du gouvernement qu’il agisse enfin pour l’égalité et contre les violences sexistes et sexuelles !

Les 7 et 8 mars, nous serons tou·te·s en grève, en manif, dans la rue ou sur les réseaux sociaux pour exiger du gouvernement qu’il agisse enfin pour l’égalité et contre les violences sexistes et sexuelles !

La crise sanitaire que nous vivons depuis près d’un an n’a pas atténué la colère des femmes qui gronde depuis des années. Ceci d’autant que le contexte de pandémie, le confinement, a aggravé les violences sexuelles et sexistes, l’isolement des victimes, et face à l’inaction du gouvernement, il est urgent de faire entendre notre voix ! Ceci alors que les femmes hésitent de moins en moins à prendre la parole publiquement, que les luttes s’organisent.

Mais au travail également, le compte n’y est pas ! Les inégalités femmes-hommes persistent dans le domaine professionnel. Les femmes sont les premières touchées par le travail partiel imposé, le chômage, et particulièrement depuis le début de la pandémie. Si elles sont majoritaires dans les professions en première ligne, elles sont aussi majoritairement le parent resté dans le foyer avec les enfants, souvent en cumulant journée de télétravail, gestion du suivi pédagogique et tâches ménagères. Pour autant, malgré les belles paroles du gouvernement, l’écart salarial reste à ce jour de 26 % entre les hommes et les femmes.

Au rythme actuel de ce rattrapage, il faudrait mille ans pour obtenir l’égalité́ salariale ! Avec les mouvements féministes du Val-de-Marne, les communistes n’attendront pas !

C’est pourquoi à Paris, le #7mars, nous serons au rassemblement festif et politique, Place de la République, de 13h à 17h, et le #8mars, Port Royal à 12H pour partir à 14H en manif vers République !

Parce que les inégalités femmes-hommes sont fortement liées au contexte culturel, économique et social spécifique dans lequel elles s’inscrivent, les collectivités territoriales, de par leurs proximités, ont un rôle essentiel à jouer dans la résorption de celles-ci. En effet, en fonction des orientations prises, les politiques publiques peuvent aussi bien contribuer à amplifier ou résorber les inégalités. C’est pourquoi depuis de nombreuses années les élu·es communistes agissent au sein des collectivités où ils et elles sont en responsabilité, pour que celles-ci puissent être des leviers efficaces pour mieux vivre dans son territoire, son quartier en luttant contre toutes les formes de discriminations.

Dans le Val-de-Marne, cette volonté se traduit à la fois par la mise en œuvre d’actions ciblées contre les causes de discriminations mais également en intégrant de façon transversale cette préoccupation dans l’ensemble des politiques que nous conduisons.

Avec la mise en place de l’observatoire départementale des inégalités, nous avons travaillé à identifier et d’analyser ces inégalités, en questionnant notamment la responsabilité de l’action publique afin d’engager des actions pour les réduire…

Ces 7 et 8 mars, les Communistes du Val-de-Marne porteront les propositions :

• Pour l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes, le PCF revendique des moyens à la hauteur des enjeux, le vote d’une loi-cadre pour des politiques publiques dotées d’une « vraie » administration, la transparence budgétaire. Nous exigeons le milliard de budget nécessaire !
• Pour l’égalité professionnelle : garantir l’égalité salariale et revaloriser tous les métiers féminisés, lutter contre les temps partiels et augmenter les retraites, lutter contre les violences sexistes au travail, créer un service public de la petite enfance de la naissance à 5 ans.
• Pour le droit à disposer de son corps : inscrire dans la Constitution le droit à l’IVG comme droit fondamental, avec moyens associés, garantir l’accès à la contraception libre, gratuite, interdire formellement la GPA au niveau international, voter la PMA pour toutes les femmes, consacrer plus de moyens à l’application de la loi pour l’abolition de la prostitution, protéger l’identité de genre comme l’identité́ sexuelle.
• Pour le partage des pouvoirs : créer un ministère de plein droit avec un budget dédié, modifier l’article 1er de la Constitution : « la loi garantit (et non plus favorise) l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales », rendre inéligible un élu convaincu de violences sexistes et/ou sexuelles.